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La Conjoncture mondiale, canadienne, québécoise et régionale en vrac
Steeve Émond <steeveSPAMFILTER@mepac.qc.ca>,Éric Dubois <ed.mepacqSPAMFILTER@bellnet.ca>
Afin de bien guider nos actions en matière de luttes sociales et bien cerner les terrains minés partout dans le monde, au Canada, au Québec et dans la région, il devient essentiel de dresser un portrait bref, mais précis de la conjoncture. Ceci aide beaucoup les militantEs, qui sont nombreux à vouloir changer le monde, à préserver le bien commun et les acquis sociaux. Voici un portrait qui, nous l?espérons saura vous amener, à réfléchir sur les possibles actions à faire et quelles luttes nous pouvons mener.
SUR LE PLAN INTERNATIONAL Détérioration de la situation au moyen et au proche Orient (attaque Israélienne au Liban et en Palestine, L’Iran met la communauté internationale sur les dents avec son programme d’enrichissement d’Uranium); Conflits latents dans la « guerre au terrorisme » de Bush et de ses alliés en Irak et en Afghanistan. Sur ce dernier front, le Canada renie son rôle historique de maintien de la paix pour joindre la coalition Américano-Britannique et ainsi accepter la notion de frappes préventives. Le conflit s’enlise près de Kandahar, où les militaires canadiens doivent affronter les Talibans et les trafiquants de drogue (opium, héroïne). Près de vingt cinq jeunes canadienNEs ont donner leur vie dans cette guerre à ce jour; La mondialisation néolibérale change de stratégie : Les négociations vers un nouveau cycle à l’OMC sont difficiles, même mises sur la glace pour une période indéterminée, alors que celles de l’AGCS vont rondement. Sur le continent, la mise sur l’accotement de la ZLÉA laisse la place à la négociations d’accords régionaux bi et tri latéraux reprenant les prémisses de l’article 11 de l’ALÉNA (ALÉNA +, Accord Canada-Centramérique). Le Canada, sous la gouverne de Stephen Harper, amorce un véritable virage à droite sur ses positions diplomatiques et internationales, se collant sur celle de l’administration États-Unienne (Rejet de Kyoto, Position pro-sionniste, anti-terrorisme, pro-armement, etc.). Montée des fondamentalismes, religieux, économiques, politiques, etc. Renouveau politique de gauche en Amérique Latine, incarné en partie par Hugo Chavez, qui propose un projet alternatif d’intégration continentale; Forum Social Mondial : Cinq ans après Porto Alegre, le mouvement du FSM est à une croisée des chemin : Poursuivre son rôle de lieu de discussion et d’échange ou devenir le maître d’œuvre d’un projet altermondialiste mondial SUR LE PLAN CANADIEN Gouvernement Conservateur minoritaire élu en 2006, sur un programme politique populiste simple comportant quelques éléments sur lequels ont été pris des engagements clairs (TPS, Prestations fiscales pour les garderies, Loi sur l’imputabilité) et rapidement réalisés en début de mandat. La recette semble bien fonctionner, les Conservateurs ont le vent dans les voiles et les CanadienNEs et les QuébecoisEs semblent apprécier ce gouvernement qui brise avec la tradition de manque de clarté et de promesses brisées des précédents gouvernements Libéraux. Le parti Conservateur est même en tête dans beaucoup de régions du Québec, devançant le Bloc Québecois qui perd du terrain. Mais toute nuit de noce doit prendre fin un jour et le gouvernement Harper devra montrer son vrai visage néolibéral et de droite lorsqu’il aura à gouverner. Déjà, le refus de ce gouvernement de respecter l’accord de Kyoto et le rapprochement évident avec l’administration Bush semble déplaire à une majorité de QuébecoisEs. D’ailleurs, une majorité de QuébecoisEs sont opposéEs à la nouvelle position Canadienne sur le conflit Israélo-Libanais. Harper, qui détient la clé de la suite des choses de son gouvernement, pourrait bien provoquer une élection générale en 2006 ou au début de 2007. Il espère ainsi profiter encore de ses appuis au Québec avant que son style George Bush qui déplais à plusieurs, ou que l’épineux dossier du déséquilibre fiscal, engagement électoral qui semble quasi-impossible à réalisé ou encore qu’un PLC renouvellé ne diminuent ses chances. Et que seraient les politiques d’un gouvernement Harper majoritaire? À droite toute?? Marche des chômeurs(SES) à l’automne (11-18 oct,) organisée par le CNC; L’accord sur le bois d’œuvre conclu entre Harper et Bush pourrait être mis en déroute, sous le poids des critiques venues de partout au pays; Division chez les Premiers Ministres des provinces sur la question de la péréquation et du déséquilibre fiscal. Les uns veulent plus d’argent d’Ottawa alors que les autres veulent moins en donner… Le portait Canadien des mouvements sociaux est disparate. Sauf au Québec, où une tradition d ‘action communautaire et populaire est bien présente, on retrouve bien peu de vis-à-vis au rreste du Canada. SUR LE PLAN QUÉBÉCOIS Jean Charest tient toujours la barre d’un gouvernement néolibéral à Québec. De mal aimé chronique, de par son faible taux d’appui dans la population, il peut maintenant se targué d’être l’impopulaire le plus populaire, enfin si l’on en croit les sondages plaçant le PLQ en avant du PQ dans les intentions de vote des QuébecoisEs (juin 2006). Cette popularité peut être attribuée à l’effet Harper, sur lequel les stratèges du PLQ ont su miser pour en tirer les avantages. On peut aussi interpeller l’absence du nouveau chef du PQ, André Boisclair, de la scène politique Québecoise. La stratégie Péquiste semble en déroute. L’ADQ de Mario Dumont a du mal à se remettre de ses piètres résultats des dernières partielles. Même si SuperMario reste, selon les sondages, crédible comme politicien, son parti n’arrive pas à percer (heureusement!). Pendant ce temps Québec Solidaire s’organise et se prépare pour une première élection générale. De faibles possibilités persistent que ce scrutin soit tenu à l’automne 2006 (investitures libérales à la fin de l’été), mais on peut penser que le printemps 2007 (même très tôt) sera le moment privilégié. Contexte du milieu social… Après des mobilisations gigantesques des débuts du gouvernement Charest et une belle victoire citoyenne (Suroît), il semble que le mouvement social et syndical traverse un creu de vague actuellement, particulièrement au niveau des grandes mobilisations, qui sont en baisse, sauf peut-être pour ce qui est de la cause environnementale; Tournée CSN pendant l’automne préparant le terreau militant pour la prochaine élection; La santé reste l’enjeu social et politique le plus important dans la population Québecoise. Le système public Québecois est toujours la proie d’attaques et de critiques pro-privatisation (Affaire Chaoulli, Collège des médecins, AMC, etc); Mobilisation internationale contre la guerre en Afghanistan le 28 octobre; SUR LE PLAN RÉGIONAL « La région du Saguenay-Lac-St-Jean est dans une phase prospère! » mentionnait le Premier ministre du Québec lors de sa venue dans la région à la mi-août. Cette prospérité, d’où venait-elle? Depuis plusieurs mois, nous vivons une crise au niveau de la forêt, des usines risquent la fermeture, la pénurie de médecin est toujours présente. Malgré cela, notre région a tout de même eu quelques bonnes nouvelles, dont l’implantation prochainement d’une usine de recyclage de plastique à l’ancienne usine d’Abitibi-Consol à La Baie, avec la création de plusierus emplois. Sans parler du succès de nos festivals partout en région, car il faut se le dire, les gens aiment bien fêter, question d’oublier un peu le marrasme qui sévit ici. Bref, la population du Saguenay-Lac-St-Jean sait se relever lors de coups durs, comme elle l’a toujours fait par le passé. Il ne faut pas oublier notre ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn qui nous a promis un plan « marshall » pour relancer la région et devenir… « prospère ».
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